Site en construction

LE MOT DU BUREAU

JUIN 2020

Alors, voilà ! C’est reparti comme avant, avant le confinement. Nous sommes encore un peu frileux mais nous sommes plus audacieux de jour en jour. Et voilà que pointent le mois de juillet, le soleil – mais nous l’avons presque tous les jours à Marseille – les touristes et les vacances. Quand même, quelle drôle d’année ; on en regretterait presque le temps où le boulot nous submergeait, où on courait dans tous les sens.

Nous sommes peut-être déjà dans le monde nouveau qu’on nous promet depuis des mois. En témoigne cette nouvelle folie qui veut qu’on supprime tous les mots et toutes les images qui évoquent de près ou de loin le colonialisme et le racisme. Nous ne tomberons pas dans la dérive de l’autocensure développée par L’Oréal, Uncle Ben et d’autres. Notre histoire est comme elle est, nous ne la changerons pas.

Le Bureau

mardi 9 mars 1999

Les cônes

Les CONIDAE


Les Conidae sont des gastéropodes à coquille conique.

La famille des Conidae comprend 145 genres validés qui regroupent à l'heure actuelle 2323 espèces différentes, selon World Register of Marine Species. Le genre Conus, avec 626 espèces, domine cette famille. Son nom vernaculaire est cône.

Les cônes sont le plus souvent nocturnes et tous sont des prédateurs carnivores et venimeux. Certains se nourrissent de vers, d’autres de mollusques et/ou de poissons.

Ils contiennent une glande sécrétant une neurotoxine reliée à une dent radulaire en forme de harpon, dont ils se servent pour chasser leurs proies à distance, la proie étant ainsi instantanément neutralisée. Les cônes vivants doivent donc être manipulés avec précaution ou pas manipulés du tout si l'on ne connaît pas l'espèce. Les cônes pouvant mettre en danger la vie d'un humain sont notamment Conus geographusConus textileConus tulipaConus aulicus et Conus striatus.

Conus striatus 
(Coll. F. Louis)



Conus textile, Linnaeus 1758
(Coll. F. Louis)
Le cône textile est un cône particulièrement venimeux. Il a la réputation de tuer un homme en cinq minutes et il n’y a pas d’antidote connu.

Conus miles Linnaeus 1758
Cône soldat
(Coll. F. Louis)
Le cône soldat se nourrit de polychètes (Polychaeta). Son venin n’est pas très dangereux pour l’homme.


Conus ebraeus Linnaeus, 1758
Cône hébreu
(Coll. F. Louis)
Le cône hébreu a une coquille lourde et large à spire basse fortement érodée. L’épaulement est arrondi avec des crêtes spirales remarquables au-dessus de celui-ci. La coquille est blanchâtre avec 3 larges bandes de taches carrées noires.







(photos : internet)






















SIX CÔNES DE LA COLLECTION PAUL VALETTE










1 commentaire:

  1. magnifiques collections qui me laissent toujours admiratif: tant de connaissances pour un si petit animal, tant de variétés que vous savez identifier ! c'est un métier à part , des cases dans le cortex , à part .... bravo! chapeau les artistes

    RépondreSupprimer