Le mot du Bureau

LE MOT DU BUREAU
Juin 2024

Notre association est dans sa douzième année et compte 450 adhérents. Elle est toujours particulièrement active. En témoignent les nombreuses lettres que nous recevons et les articles et récits que vous nous envoyez régulièrement. Bien sûr, nous aimerions être encore plus nombreux tout en gardant l’esprit de camaraderie et de convivialité qui nous caractérise et nous recevons régulièrement des adhésions, peut-être en nombre trop réduit. En attendant, nous continuons notre « petit » bonhomme de chemin et nous en sommes très satisfaits.
Nous sommes en été, le Tour de France et les Jeux Olympiques arrivent : alors, bonnes vacances bien sportives !

Le Bureau

jeudi 6 avril 2023

Association des Amis du patrimoine de Marseille

Le professeur Jean-Louis BLANC de l'AAPM nous communique l'information suivante:

La prochaine conférence d’Histoire de la médecine aura lieu le 

jeudi 13 avril 2023, à 17h30 

au CHU Timone – amphi HA1 – entrée libre.


Paléo Microbiologie : 

Comment diagnostiquer les maladies infectieuses anciennes 

à partir des squelettes.


Par Michel Drancourt.




RésuméNous avons inventé il y a une trentaine d’années, avec le Prof. Didier RAOULT et le Dr. Gérard ABOUDHARAM, la paléo-microbiologie

pour le diagnostic de laboratoire des maladies infectieuses et tropicales, appliqué à des échantillons humains et parfois animaux inhumés depuis plus de cent ans, et jusqu’à plusieurs millénaires. Au cours de ces trente dernières années de travaux de recherche, nous avons progressivement mis en place des méthodes de diagnostic de laboratoire utilisant essentiellement mais pas uniquement, la pulpe dentaire contenue à l’intérieur des dents collectées sur les squelettes, comme le tissu post-mortem permettant de détecter au mieux les pathogènes, en particulier les pathogènes bactériémiques car la pulpe dentaire ancienne contient une goutte de sang au moment du décès de l’individu. Il est ainsi possible de détecter directement le pathogène par culture dans le cas de bactéries sporuléees telles que Bacillus spp., sinon par l’identification des séquences nucléotidiques et maintenant par paléo sérologie. Ces méthodes, dérivées de celles utilisées en routine diagnostique au laboratoire de Microbiologie sont appliquées aux morts célèbres tels que Le Caravage dont nous avons rapporté le décès à une probable septicémie à staphylocoque doré; mais aussi aux morts méconnus ou anonymes dont l’accumulation des données permet de reconstituer en partie l’histoire naturelle des grandes pandémies du passé, la peste bien évidemment dans notre région Provence ; élucidant à travers l’enquête paléomicrobiologique, les sources, les modes de transmission de Yersinia pestis, contextualisés par les données historiques et anthropologiques illustrant l’influence des habitudes culturelles, sur la diffusion d’une épidémie mortelle.

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