Le mot du Bureau

LE MOT DU BUREAU
Avril 2024

Ce mois d’avril, pas si joli que ça sur le plan météorologique, est passé à une vitesse folle et nous voilà déjà au mois de mai !
Notre association se prépare à un hommage dans la Creuse au docteur Jamot le 24 et 25 mai. Vous en trouverez tous les détails dans ce bulletin, mais nous pouvons d’ores et déjà envisager un succès exceptionnel, vu le nombre de participants annoncé : Mme Michaud bien entendu, le sénateur de la Creuse, la sous-préfète d’Aubusson, la proviseure et une délégation d’élèves de 1ère du lycée Jamot d’Aubusson, une délégation du Souvenir Français, la maire de Saint-Sulpice-les-Champs et ses administrés, la famille du Dr Jamot et bien sûr nos amis de Ceux du Pharo. Nous attendons encore des réponses des ESMLB, de la section Creusoise de la Légion d’Honneur, des conseillers départementaux et des médias, mais nous sommes confiants. La cérémonie sera belle.
Le Bureau

jeudi 6 avril 2023

Association des Amis du patrimoine de Marseille

Le professeur Jean-Louis BLANC de l'AAPM nous communique l'information suivante:

La prochaine conférence d’Histoire de la médecine aura lieu le 

jeudi 13 avril 2023, à 17h30 

au CHU Timone – amphi HA1 – entrée libre.


Paléo Microbiologie : 

Comment diagnostiquer les maladies infectieuses anciennes 

à partir des squelettes.


Par Michel Drancourt.




RésuméNous avons inventé il y a une trentaine d’années, avec le Prof. Didier RAOULT et le Dr. Gérard ABOUDHARAM, la paléo-microbiologie

pour le diagnostic de laboratoire des maladies infectieuses et tropicales, appliqué à des échantillons humains et parfois animaux inhumés depuis plus de cent ans, et jusqu’à plusieurs millénaires. Au cours de ces trente dernières années de travaux de recherche, nous avons progressivement mis en place des méthodes de diagnostic de laboratoire utilisant essentiellement mais pas uniquement, la pulpe dentaire contenue à l’intérieur des dents collectées sur les squelettes, comme le tissu post-mortem permettant de détecter au mieux les pathogènes, en particulier les pathogènes bactériémiques car la pulpe dentaire ancienne contient une goutte de sang au moment du décès de l’individu. Il est ainsi possible de détecter directement le pathogène par culture dans le cas de bactéries sporuléees telles que Bacillus spp., sinon par l’identification des séquences nucléotidiques et maintenant par paléo sérologie. Ces méthodes, dérivées de celles utilisées en routine diagnostique au laboratoire de Microbiologie sont appliquées aux morts célèbres tels que Le Caravage dont nous avons rapporté le décès à une probable septicémie à staphylocoque doré; mais aussi aux morts méconnus ou anonymes dont l’accumulation des données permet de reconstituer en partie l’histoire naturelle des grandes pandémies du passé, la peste bien évidemment dans notre région Provence ; élucidant à travers l’enquête paléomicrobiologique, les sources, les modes de transmission de Yersinia pestis, contextualisés par les données historiques et anthropologiques illustrant l’influence des habitudes culturelles, sur la diffusion d’une épidémie mortelle.

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