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LE MOT DU BUREAU

SEPTEMBRE 2020

Dans nos précédents bulletins, nous annoncions qu’il y avait à chaque mois une grande nouvelle : en juillet, l’annonce que la promotion 2019 de l’ESA portera le nom de notre grand ancien Guy Charmot ; en août, celle d’une invitation du CDHA (Centre de documentation historique sur l’Algérie) à visiter une exposition sur les médecins de la colonisation. Ce mois-ci, c’est le transfert – enfin ! – des collections et des archives du musée Jamot de Saint-Sulpice les Champs au musée des Troupes de marine à Fréjus.

Mais l’ombre de la covid-19 plane sur nos activités : à ce jour, nous ne savons pas si ce que nous avions prévu en octobre aura bien lieu. Espérons !

Le Bureau

dimanche 12 avril 2020

Michel DESRENTES: les masques anti-peste en 1911

Une contribution de Michel Desrentes (#007) :

Les masques et le confinement dans la lutte contre la peste en Manchourie

L'histoire se répète.

L'épidémie actuelle de Coronavirus (Covid-19) et ses conséquences nous rappellent l'épidémie de peste pulmonaire de décembre 1910 à mars 1911 en Manchourie au cours de laquelle les chinois ont créé les masques individuels de protection et la mise en place d’un confinement strict de la population.
Au cours de cette épidémie, des médecins de Marine ( Victor Ségalen) et des Colonies (Gérald Mesny) ont prêté leur concours comme le font actuellement la Marine par le déploiement du BPC Tonnerre, l'Armée de l'Air par le prêt d'un KC135 médicalisé et le SSA par la mise en place d'un HMC ( Hôpital militaire de campagne) du régiment médical (RMED)

2 commentaires:

  1. EXCELLENT ARTICLE !!!

    Quelques précisions de détail :

    Gérald Mesny (ESN 1890) était médecin de 2e classe (trois galons) ; il avait fait venir Chabaneix (ESN 1891) qui fut promu par la suite médecin de 1ere classe, ce qui mit tout le monde dans l'embarras mais la fonction primait le grade.

    Mesny, contrairement au témoignage de Wu, ne nia pas le caractère pneumonique de l'épidémie de peste ( Cf lettre conservée par la famille) mais c'est vrai il ne porta pas de masque. Toutefois avant de se confiner lui-même au lazaret pour y mourir, il exigea que ses interlocuteurs se placent à 2 m de lui our le protéger de l'artillerie phlugienne : "je ne vous dit pas au revoir mais adieu" ce furent ses dernières paroles.
    Chabaneix prit la suite de Mesny et fit venir victor Ségalen (ESN 1898), alors élève interprète à Pékin ; ce dernier fut chargé de la surveillance sanitaire à la frontière de Mandchourie.

    La lymphe de Hafkine se révéla inopérante.

    Des mesures sanitaires massives de désinfection furent employées et les mouvements de populations contrôlés.
    Louis-Armand Héraut(ESN 1957)

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  2. Merci de toutes ces précisions!

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