Le mot du Bureau

LE MOT DU BUREAU
Mai 2022

Triste mois de mai : deux grands amis nous ont quittés, les professeurs Fabrice Simon, si jeune, et Alain Chippaux, une grande référence dans notre petit monde de la médecine tropicale.

Et comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’un camarade venu à l’école chercher ses enfants, se fait agresser à coups de couteau par un dérangé de la tête (expression camerounaise) et est aujourd’hui décédé. Et puis bien sûr le drame de l’Ukraine et les enfants des écoles américaines assassinés par d’autres dérangés de la tête. Triste mois de mai... Mais il nous faut encore et toujours essayer de positiver et les raisons ne nous manquent pas : les commémorations de la mémoire de Gilbert Raffier et d’Eugène Jamot ont été très réussies ; la course-relais des élèves de la promotion Charmot, avec un hommage à la tombe de leur parrain, aura finalement lieu le 6 juin et tout le monde se mobilise pour faire un grand succès de cette belle initiative de nos jeunes camarades.

Alors, positivons. Et continuons à croire en l’Homme ! Même si c’est parfois bien difficile.

Le Bureau

jeudi 23 avril 1998

La divinité Pui Pui

La légende de Pui Pui, d'après les renseignements recueillis par Christian Tosi et quelques photos supplémentaires de la divinité

La statuette en bois rouge : elle provient d’un chef Bwiti à Mayumba Gabon (en 1986). Selon le chef, cette divinité vit dans la forêt profonde. Dotée d’une tubérosité occipitale, elle est bossue et possède un troisième œil sur le front. Le récipient sur sa tête est toujours alimenté en chair humaine et ceux qui veulent s’en approcher en suivant ses traces sur le sol humide ne font que s’en éloigner. En effet, les pieds de la divinité sont à l’envers. Un nuage de papillons la précède dans ses déplacements dans la forêt.
Christian Tosi avait interrogé des forestiers locaux (MM Goutheix et Logel). Ceux-ci avaient confirmé que lorsqu’en prospection ou abattage arrivait un  nuage de papillons, les personnels fuyaient à grandes enjambées. Le Pui Pui cherche en effet à regarnir la gamelle qu’il porte sur sa tête…

La statuette en bois noir : elle a été découverte en 2005, soit 25 ans plus tard, par Christian Tosi à Brazzaville, en explorant les fonds de sac de l’un des « antiquaires » locaux. Ce brazzavillois ignorait sa signification  et provenait selon lui d’une collection volée d’un musée voisin outre fleuve…
Tous les détails et caractéristiques de la statuette rouge sont présents : même position fléchie, mains sur les côtés de la tête, découpe frontale du support, troisième œil, pieds retournés.

Sur internet, l’enquête sur la légende associée ou sur la fonction de la statue n’a pas permis à C Tosi d’obtenir plus de renseignements que ceux présentés ci-dessus.

Tout lecteur qui aurait des infos peut les envoyer à :

qui transmettra et diffusera. Merci d’avance !






Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire