Le mot du Bureau

LE MOT DU BUREAU
Janvier 2023
Chers amis,
« Ne laisse pas sécher l’encre du passé, elle te servira à écrire le futur » avait coutume de dire notre très cher ami Louis Reymondon qui vient de nous quitter. Cette maxime, nous la ferons désormais nôtre en sa mémoire et parce qu’elle illustre parfaitement notre action. Imaginez qu’en janvier nous nous sommes attelés à la rédaction de deux livres qui s’annoncent exceptionnels et qui feront date dans l’histoire de notre association : Christian Duriez nous propose un livre (six livrets dans un coffret) de 900 pages et 1000 photos sur les populations de l’extrême nord du Cameroun et du sud du Tchad. Ce sera un témoignage ethnographique exceptionnel. De notre côté, nous achevons la rédaction de Itinéraires, évolution de Devoirs de mémoire, qui comprendra près de 500 notices biographiques sur nos Anciens, médecins, chirurgiens, pharmaciens, chirurgiens dentistes, vétérinaires et officiers d’administration. Nous ne manquons pas d’ambition et nous espérons que ces ouvrages rencontreront votre agrément.
Le Bureau

jeudi 23 avril 1998

La divinité Pui Pui

La légende de Pui Pui, d'après les renseignements recueillis par Christian Tosi et quelques photos supplémentaires de la divinité

La statuette en bois rouge : elle provient d’un chef Bwiti à Mayumba Gabon (en 1986). Selon le chef, cette divinité vit dans la forêt profonde. Dotée d’une tubérosité occipitale, elle est bossue et possède un troisième œil sur le front. Le récipient sur sa tête est toujours alimenté en chair humaine et ceux qui veulent s’en approcher en suivant ses traces sur le sol humide ne font que s’en éloigner. En effet, les pieds de la divinité sont à l’envers. Un nuage de papillons la précède dans ses déplacements dans la forêt.
Christian Tosi avait interrogé des forestiers locaux (MM Goutheix et Logel). Ceux-ci avaient confirmé que lorsqu’en prospection ou abattage arrivait un  nuage de papillons, les personnels fuyaient à grandes enjambées. Le Pui Pui cherche en effet à regarnir la gamelle qu’il porte sur sa tête…

La statuette en bois noir : elle a été découverte en 2005, soit 25 ans plus tard, par Christian Tosi à Brazzaville, en explorant les fonds de sac de l’un des « antiquaires » locaux. Ce brazzavillois ignorait sa signification  et provenait selon lui d’une collection volée d’un musée voisin outre fleuve…
Tous les détails et caractéristiques de la statuette rouge sont présents : même position fléchie, mains sur les côtés de la tête, découpe frontale du support, troisième œil, pieds retournés.

Sur internet, l’enquête sur la légende associée ou sur la fonction de la statue n’a pas permis à C Tosi d’obtenir plus de renseignements que ceux présentés ci-dessus.

Tout lecteur qui aurait des infos peut les envoyer à :

qui transmettra et diffusera. Merci d’avance !






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